Compte rendu du Conseil National de l’UDI à Vincennes par Damien Thiébaut

Le samedi 2 décembre à Vincennes a eu lieu de Conseil National de l’UDI réunissant les militants pour discuter de la situation actuelle de l’UDI et échanger sur différents points. 

Damien Thiébaut nous rend compte de ce week-end qui confirme que l’UDI reste unifiée et indépendante.

Un paysage politique modifié

Laurent Lafon, Sénateur du Val-de-Marne et ancien Maire de Vincennes, ouvre les débats en rappelant que les échéances électorales de 2017 ont profondément transformé le paysage politique. Le Président de la République et le gouvernement ont mis en œuvre des mesures que notre famille politique avait toujours souhaitées, notamment la réforme du code du travail, ou le positionnement européen. Il faut donc accompagner ces mesures lorsque nous les trouvons justes. Mais il faut garder notre indépendance pour pouvoir critiquer, ou améliorer des mesures lorsque cela sera nécessaire.

Une nouvelle donne politique

La table ronde la matinée est consacrée à la place de l’UDI dans la nouvelle donne politique :

Catherine Fournier, nouvelle Sénatrice du Pas-de-Calais, nous fait partager son expérience de nouvelle élue dans un territoire le Pas-de-Calais où le Front National et les extrêmes en règle générale ont obtenu d’excellents scores.

Josie Chambon, Conseillère régionale et Présidente de la fédération du Var appelle l’UDI à s’ouvrir vers la société civile et au monde associatif car l’on peut mobiliser plus facilement sur des causes que dans un parti politique.

Olivier Henno, Sénateur du Nord, souhaite que nos approches politiques soient désormais plus concrètes et apportent des réponses concrètes. “Il ne faut pas masquer certaines difficultés, notamment sur le plan européen. Il ne faut pas perdre de vue la solidarité avec les populations en difficulté. Il ne faut pas tout miser sur le développement des Métropoles. Il fini en se prononçant pour l’unification du parti.

Louis Giscard d’Estaing estime que l’on doit se concentrer sur les idées et le projet. Il souhaite que le pluralisme puisse s’exprimer au sein du mouvement, il se prononce lui sur une organisation confédérale sur le modèle de l’UDF. Finalement, il profite de la table ronde pour confirmer sa candidature à la présidence du parti lors du prochain congrès.

Daniel Leca estime que le parti doit préparer et faire monter de nouveaux élus qui apportent une vision nouvelle. Il souhaite l’unification de l’UDI. Étant du parti radical, il fait le choix de rester à l’UDI estimant que toute division n’apporte rien de plus.

Précisions de Jean-Christophe Lagarde

Jean-Christophe Lagarde profite que les débats du matin se déroulent à huis clos pour apporter certaines précisions : le prochain congrès devrait avoir lieu en mars ou au plus tard en avril.

En trois ans la situation financière de l’UDI a été assainie, le parti aujourd’hui n’a plus aucune dette et a pu rembourser plus d’un million et demi d’euros.

Il souhaite renforcer l’unité du mouvement, car nous perdons une énergie importante dans les querelles internes. Il ne souhaite pas revivre la séquence des élections présidentielles qui a été un échec. Il a tiré les enseignements de cette période. Le parti doit avoir pour objectif d’être présent lors de telles échéances.
Jean-Christophe Lagarde regrette le départ du parti radical valoisien de l’UDI, il avait proposé que le nouveau parti radical réunifié puisse intégrer l’UDI, les radicaux de gauche ont totalement refusé cette hypothèse en mettant leur veto. Il souhaite toutefois garder des liens avec les radicaux, mais la double appartenance ne sera pas possible.

Adoption de 3 motions

La matinée se poursuit avec l’adoption de trois motions, la première qui confirme l’engagement fédéraliste européen de l’UDI mais également la nécessité du renforcement du lien entre l’Europe et l’Afrique.

La seconde motion prend acte de la volonté de départ du parti radical qui perd donc son statut de membre fondateur de l’UDI : il est toutefois possible pour les radicaux qui le souhaitent d’adhérer à l’UDI.

La troisième motion est consacrée au positionnement politique de l’UDI qui réaffirme qu’elle soutiendra toutes les mesures gouvernementales utiles pour la France et les Français et qu’elle conservera son droit à la critique lorsque les mesures n’iront pas dans le bon sens.

Ces trois motions sont largement approuvées.

« L’UDI doit se concentrer sur l’avenir »

Les débats de l’après-midi reprennent par l’intervention de la Sénatrice Sophie JOSAINS qui nous explique la difficulté pour les radicaux de choisir entre le cœur et la raison. Après avoir mûrement réfléchi, elle explique qu’elle regrette le choix de son parti de quitter l’UDI et elle a donc décidé de rester membre de notre famille politique et espère que l’on pourra à terme se retrouver.

Valérie LETARD estime que l’UDI doit réfléchir aux politiques de solidarité, elle s’inquiète notamment de la politique du logement menée actuellement par le gouvernement et nous devrons faire des propositions sur ce thème.

Yves Jégo considère que les élections présidentielles et législatives ont été des moments douloureux à vivre, mais qu’il ne faut pas regarder dans le rétroviseur et se concentrer sur l’avenir.
Il regrette que le parti radical valoisien ait cède aux oukases des Radicaux de gauche sans en discuter avec les membres de l’UDI. Le premier vice-président de notre mouvement estime qu’il faut consacrer davantage de temps aux idées et se positionner sur certains combats visibles qui peuvent permettre une meilleure identification de l’UDI.
Il se prononce également pour la création d’une fondation politique qui permettrait de réfléchir sur les grands sujets à moyens et longs termes. L’UDI doit rassembler les centristes et la droite progressiste.

L’UDI est un parti indépendant !

Jean-Christophe Lagarde prononce le discours de clôture du Conseil national et indique d’emblée que l’année 2017 a été difficile pour l’UDI, comme pour tous les autres partis politiques. Cette année restera dans l’histoire politique comme celle d’un grand bouleversement. Il faut tirer les enseignements de nos erreurs, mais surtout regarder vers l’avenir. Il espère que l’année 2018 sera celle d’un nouveau départ pour l’UDI, notamment suite au départ regrettable du parti radical.

Jean-Christophe Lagarde croit au rassemblement des centristes et de ceux qui sont compatibles avec nos valeurs. Désormais l’UDI est libre dans ses alliances.

Jean-Christophe Lagarde considère que l’UDI n’a plus rien de commun avec la future direction des républicains, il critique très sévèrement la dérive droitière et identitaire incarnée par Laurent Wauquiez.

Pour l’UDI aucun avenir n’est possible sans l’Europe, même si elle doit être profondément transformée et améliorée. L’UDI continuera de défendre la liberté en y associant la responsabilité sociale. Il se félicite donc qu’Emmanuel Macron vienne de confier une mission sur la cohésion des territoires à Jean-Louis Borloo.

Jean-Christophe Lagarde rappelle que notre parti fondé par Jean-Louis Borloo doit également se préoccuper de développement durable et du co-développement avec l’Afrique.

Damien Thiébaut

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