[Tribune Libre] Hé oh la démocratie ?

Après quatre ans de dérive, le gouvernement socialiste semblait avoir pris conscience que la situation économique du pays était intenable. On a donc assisté à un sursaut étonnant de pragmatisme et de réalisme de la part du pouvoir en tentant frileusement de replacer l’entreprise au centre de la croissance.

Ce fût donc dans cet esprit de relance que la Loi El Khomri aurait permis une plus grande liberté ainsi qu’un meilleur dialogue et un pas en avant vers la fin des 35 heures qui pour certain s’avèrent nocives à la compétitivité. Aussi et alors que la France en manque cruellement, cette loi promettait une once de flexibilité vectrice d’une abolition des entraves à l’entreprenariat et à l’embauche, le tout dans un objectif clair de relancer la machine économique si souffrante.

Seulement, le gouvernement socialiste, a essuyé une vague violente de protestations, le pays a été secoué par des mouvements de gauches radicales et une mobilisation inattendue. En conséquence, le pouvoir a entreprit une reculade ce qui a entrainé une perte importante quant à la substance du texte rompant ainsi le dialogue avec le peuple, les partenaires sociaux et les parlementaires de tout bords.

Face à cette énième crise politique, face à ce naufrage et ce ras-le-bol, Manuel Valls, pourtant d’apparence si attaché aux valeurs de la démocratie, n’a eu que pour seule réponse, une fois de plus, le recours à l’article 49al.3 et l’engagement, de fait, de la responsabilité de son gouvernement.

« Le 49al.3 est une brutalité, le 49al.3 est un déni de démocratie… » François Hollande était alors convaincu par ses paroles, il y a 6 ans, lors de la réforme sur le CPE.

Ce suicide politique au sein d’une majorité déjà fragmentée témoigne d’une totale perte de confiance et révèle l’assurance d’un immobilisme d’intérêt méprisant le peuple.

Aujourd’hui il est nécessaire de condamner fermement le recours à ce principe constitutionnel invraisemblable. Alors que la société tend inexorablement vers le progressisme, qu’il soit social, économique où politique, le gouvernement socialiste, dans un élan de conservatisme exacerbé trouve encore le moyen d’outrepasser la souveraineté du peuple et de briser le dialogue social.

C’est un véritable coup de force qui n’est plus possible de nos jours sans nuire à la démocratie directe et du dialogue citoyen. Il est ainsi inacceptable pour les français, pour la jeunesse, de subir un tel « déni de démocratie » de la part de ce gouvernement socialiste qui a, aujourd’hui, perdu toute légitimité.

Léo André, Militant UDI Lyon 3

Paul Caro Militant UDI Lyon 8

 

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