« Je dis à Mme Le Pen : se débiner c’est prouver qu’on n’est pas de taille à gouverner notre pays. »

Suite à l’annulation de Des Paroles et Des Actes, Jean-Christophe Lagarde répond aux questions du Figaro

LE FIGARO.- L’annulation de Des Paroles et Des Actes ne risque-t-elle pas de profiter à Marine Le Pen ?

Jean-Christophe LAGARDE.- Non, elle montre le vrai visage de l’extrême droite. Cette dame qui passe son temps à essayer de se poser en victime et à dicter sa loi aux médias s’est défilée lamentablement devant un débat démocratique au seul prétexte qu’elle n’a pas pu choisir ses contradicteurs.

Mais les autres invités ont pu choisir…

Quand on respecte la démocratie, on accepte d’avoir en face de soi des gens qui ne pensent pas comme vous. On ne choisit pas, on ne trie pas, on ne sélectionne pas pour son confort personnel, pour éviter les sujets qui vous déplaisent. C’est une conception dramatique de la démocratie qui devrait inquiéter chaque Français si demain elle était au pouvoir.

France 2 a-t-elle une responsabilité ?

Sans doute. Le débat aurait dû être mieux pensé, avec une partie nationale qui était légitime et une partie régionale, parce que même si Marine Le Pen en rêve, elle ne peut pas se présenter à des élections sans débattre avec ses concurrents. C’est le principe de base de la démocratie.

De quoi Marine Le Pen aurait-elle eu peur ? De vous ?

C’est en tout cas la première fois qu’elle aurait eu en face d’elle quelqu’un qui pense totalement le contraire de ce qu’elle pense, sur tout: sur la France, sur l’Europe, sur les raisons qui nous font vivre ensemble. En ce qui me concerne, c’est quand elle veut! Je rappelle qu’en 36 émissions depuis trois ans, l’UDI est la seule force politique qui n’est jamais été invitée à «DPDA», même sous Jean-Louis Borloo. Mais peut-être a-t-elle eu peur de montrer que son programme économique est une succession d’impostures? Ou que vouloir renvoyer les réfugiés d’un génocide aux barbares de Daech ou aux gaz de son ami el-Assad est une abjection? Ou, encore, d’expliquer aux Français que sortir de l’euro – ce que même Alexis Tsipras n’a finalement pas osé – reviendrait à ruiner la France? Moi, je dis à Mme Le Pen qu’avoir peur, fuir, se débiner, c’est prouver qu’on n’est pas de taille à gouverner notre pays. Beaucoup de Français devraient réfléchir au fait qu’on ne redressera pas la France avec de telles lâchetés.

Jean Christophe Lagarde - Le Pen

L’article dans son intégralité sur le site du Figaro • Propos recueillis par Judith Waintraub

Source : http://www.parti-udi.fr

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