L’UDI se prononce sur les infrastructures autoroutière sur notre territoire

Notre territoire est aujourd’hui confronté à 4 grandes questions autoroutières : le possible déclassement de l’autoroute A6/A7 entre Limonest et Pierre-Bénite, la réalisation du bouclage du contournement Est de l’agglomération Lyonnaise, les conditions de réalisation de l’autoroute A45 et la réalisation de l’Anneau des Sciences. Des thèmes qui impactent le développement économique, la qualité de vie, et l’accessibilité de la Métropole de Lyon.

À l’initiative de Christophe Geourjon, Président de la fédération UDI « Métropole de Lyon », des élus locaux, métropolitains et régionaux UDI des 59 communes de la Métropole se sont réunis afin de travailler sur ce thème des « Infrastructures autoroutières » et ainsi dégager plusieurs propositions concrètes qui seront défendus dans les différents conseils où ils siègent.

L’UDI est ainsi le seul mouvement politique à avoir une position partagée et collective sur ces sujets. 

En plus de cette réunion, une consultation a été lancée auprès des adhérents de la Fédération UDI Métropole de Lyon. Les adhérents par ces votes ont approuvé ces positions partagées. 

Au delà des importantes évolutions des infranstructures autouroutières, pour l’UDI, les déplacements et les questions de mobilité doivent être vus de manière globale et multimodale. Il convient de ne pas opposer voitures et transports en commun, car ce sont des moyens de déplacement complémentaires. Nous sommes tous, en fonction de la journée et de nos contraintes, tour-à-tour utilisateurs de transports en commun, de voiture, de 2 roues à moteur, de vélo ou même de la marche à pied.

Il est donc indispensable de poursuivre les efforts engagés pour renforcer l’attractivité des transports en commun (ponctualité, fréquence, capacité, temps de parcours, dessertes) mais également de développer l’autopartage, le covoiturage (nécessité de mettre en oeuvre des mesures incitatives) et d’accompagner le développement de moyens innovants de transport (véhicule autonome par exemple).

Voici les propositions adoptées par l’UDI Métropole de Lyon :

  1. L’UDI soutient avec force le déclassement des autoroutes A6 et A7 entre Limonest et Pierre-Bénite. Ce déclassement permettra enfin la mutation de cette autoroute urbaine en boulevard urbain pacifié – (91,2% des adhérents ont voté pour)

Infrastructures autoroutières - Déclassement autoroute A::A7 - UDI Métropole de Lyon Infrastructures autoroutières - Déclassement autoroute A::A7 - UDI Métropole de Lyon 2

  1. L’UDI souhaite que le bouclage du contournement de l’agglomération Lyonnaise par l’Est soit réalisé à court terme. Ce bouclage implique la réalisation d’un barreau Sud (prolongement de l’A432 sur l’A46 Sud), la requalification de l’échangeur de Ternay et la réalisation d’un barreau Nord (permettant de relier directement l’A89 à l’A6 puis à l’A56 Nord) – (94,7% des adhérents ont voté pour)
  1. Dans le même temps, les véhicules en transit doivent être orientés vers ce contournement extérieur et les poids lourds doivent être interdits au niveau des axes (A6/A7 entre Limonest et Pierre-Bénite, Boulevard Laurent Bonnevay, Rocade Est et A450) – (91,2% des adhérents ont voté pour)

Infrastructures autoroutières - Contournement Est - UDI Métropole de Lyon Infrastructures autoroutières - Contournement Est 2- UDI Métropole de Lyon.jpg

  1. La réalisation de l’Anneau des sciences est, pour l’UDI, un objectif prioritaire. Cette infrastructure doit permettre de développer efficacement les transports en commun (site propre par exemple), de redynamiser économiquement l’ouest de l’agglomération et contribuera à la mise en réseau des différents campus universitaires de la Métropole de Lyon – (93% des adhérents ont voté pour)

Infrastructures autoroutières - Anneau des Sciences - UDI Métropole de Lyon.jpg

  1. La réalisation de l’A45, est conditionnée par la réalisation d’une liaison directe vers l’A7 et le futur contournement Est de l’agglomération, en amont de Brignais. Ce 2ème barreau Sud permettrait de desservir l’A47, l’A7 et de rejoindre directement le grand contournement Est sans passer par le cœur de la Métropole. En l’absence d’un tel barreau, la réalisation de l’A45 congestionnerait encore plus l’A450 et l’ensemble du Sud-Ouest Lyonnais et serait de ce fait insoutenable pour l’agglomération Lyonnaise – (85,5% des adhérents ont voté pour)
  1. Si l’A45 est réalisée l’actuelle A47 pourrait être déclassée et réservée aux dessertes locales. Une voie de circulation pourrait être réservée pour les transports en commun et les covoitureurs. – (73,7% des adhérents ont voté pour)

Infrastructures autoroutières - Autoroute A45 - UDI Métropole de Lyon.jpg

Ces sujets majeurs pour l’avenir de notre métropole doivent être traités de manière globale avec un phasage dans le temps qui donne une cohérence à l’échelle de notre territoire.

8 thoughts on “L’UDI se prononce sur les infrastructures autoroutière sur notre territoire

  • 21 avril 2016 at 7 h 52 min
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    bonjour,,

    Je constate que l’UDI ne pense qu’à LYON sans se préoccuper de l’ensemble des communes qui composent la Métropole !!!

    Venez vivre à L ‘EST dans les infrastructures existantes et celles à venir : continuation de la A432 , CFAL (contournement ferroviaire agglo Lyon), !!!!!!!
    Du réalisme s’il vous plait !
    La continuation de la A432 doit rejoindre directement l’A7 au sud de Saint RAmbert d’Albon (26) ,. Ainsi seront désengorger : Péage de Roussillon, Vienne, Chasse sur Rhone, Ternay, Communay, Corbas, Saint Priest Chassieu, Meyzieu etc…..

    A votre disposition pour échanger sur ce sujet.
    L’ aménagement de la Métropole doit être considéré dans un ensemble et non par morceaux que l’on relie les uns aux autres. Ainsi c’est NI fait NI à faire !!!

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    • 22 avril 2016 at 15 h 29 min
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      Bonjour,
      Il est nécessaire de trouver un équilibre entre ce qui est idéal et ce qui est réalisable. Effectivement, idéalement le prolongement de l’A432 devrait rejoindre l’A7 beaucoup plus au sud. Mais cette option a un coût très élevé, de ce fait elle n’est pas réalisable. A l’inverse le prolongement de l’A432 jusqu’à l’A46Sud et donc jusqu’à Ternay permet de redistribuer le trafic de transit et permet de boucler une 1ère version d’un grand contournement de l’agglomération Lyonnaise.
      Pour que cela soit efficace il convient également de restructurer en profondeur l’échangeur de Ternay.
      Cordialement
      C. Geourjon

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  • 21 avril 2016 at 8 h 40 min
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    Le problème est étudié au niveau de l’agglomération Lyonnais et pas de la région. Il y aura un détournement des véhicules vers l’est déplaçant le trafic, la pollution, le bruit, les grands travaux vers des communes qui vont voir leur cadre de vie totalement dégradé. Rien globalement pour réduire les grands travaux qui dénaturent les paysages, la santé ; tout pour la multitude grandissante des camions et voitures polluantes.

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    • 22 avril 2016 at 15 h 34 min
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      Bonjour,
      Comme je l’indiquai dans nos propositions ceci doit être intégré dans une vision globale de la mobilité. Boucler une 1ère version du contournement de l’agglomération Lyonnaise en prolongeant l’A432 permet d’avoir une réponse a court terme. Mais dans le même temps il convient d’avancer sur d’autres infrastructures aussi bien routière qu’en terme de transports en communs.
      Le trafic camions doit en effet être régulé. Chantal Jouanno en région Ile de France étudie la mise en place au niveau régionale d’une écotaxe poids lourds. Je pense qu’il faut étudier cette question au niveau de l’agglomération Lyonnaise qui est aussi un noeud européen.
      Cordialement
      C. Geourjon

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  • 23 mai 2016 at 11 h 11 min
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    Bonjour à vous et merci de permettre un échange sur ce sujet complexe.
    La question globale est bien l’amélioration de nos cadre de vie et l’attractivité de notre territoire. J

    Je vous rejoins sur ce point, le déclassement de l’A6/A7 au coeur de Lyon est une très bonne nouvelle.
    Mais pourquoi vouloir créer une nouvelle ‘balaffre’ au coeur de l’est lyonnais (destruction de terre agricole, pollution d’une ceinture verte, danger pour la nappe phréatique etc..).
    Il ne me semble pas incompatible de développer un TOP quasiment souterrain, où nous favorisons les modes doux et les transports en commun sans poser aucune condition à ce sujet. Cette structure pourrait être financée par un péage de transit.

    Améliorer le cadre de vie des uns sans détériorer notre nature ou celui des autres Est-ce une utopie?

    Bien cordialement,

    Philippe Rémy

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    • 25 mai 2016 at 7 h 28 min
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      Bonjour,
      Merci pour votre commentaire.
      Comme vous je pense que le TOP (ou anneaux des sciences) est indispensable. Pour désengorger le centre de la Métropole, mais aussi pour permettre à l’ouest et au sud-ouest de la Métropole de continuer à être attractif et de développer les aspects économiques. Mais ce projet à un coût très important et aujourd’hui les investisseurs privés sont très frileux …
      Le prolongement de l’A432 au sud est de la Métropole est qqchose qui est réalisable à très court terme (4-5 ans) et qui permet la réalisation d’un contournement extérieur de l’agglomération. Sans ce prolongement le TOP deviendrait le contournement de l’agglomération en complément du Boulevard Laurent Bonnevay.
      Restant à votre disposition,
      Cordialement
      C. Geourjon

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  • 25 mai 2016 at 12 h 23 min
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    Merci M. Gourjon d’avoir pris le temps de nous répondre. Je constate que le débat démocratique est vivant chez vous et c’est une très bonne chose.

    Cependant, vous n’avez pas saisi le point principal de mon argumentation –> évitez ce prolongement de l’A432 sud. Il s’agit d’une solution dangereuse très court terme:

    – contraire à la logique d’une évolution de nos modes de transports et des objectifs de la COP 21 sur lesquels la France s’est engagée –> en créant un nouvel axe routier, on favorise le transport routier = émissions de CO2. Cela est d’autant plus vrai que le ‘bricolage’ de l’A432 tel que vous l’indiquez impose un grand nombre de km supplémentaire
    – contraire à la préservation d’un espace naturel riche pour les lyonnais située dans un périmètre à préserver tel que défini dans le schéma de cohérence territorial

    Ne pensez pas que l’agglomération s’arrête aux frontières de Lyon actuel. Le prolongement
    de l’A432 comme vous le définissez passe dans une zone urbanisée en cours de développement (Saint-Bonnet, Saint Pierre de Chandieu, Toussieu, Mions, Chaponnay, Marennes). Une zone déjà en partie dans le grand Lyon et qui s’intégrera peut être demain en totalité dans la structure du Grand Lyon. Nos enfants ne comprendront pas pourquoi un axe routier qui se veut être un contournement passe dans l’agglomération. Et dans 15-20 ans selon votre logique, on est reparti pour un nouveau projet de contournement..

    Au contraire, il me semble que le TOP où on favorise les modes doux rentre parfaitement dans une logique d’amélioration du territoire et dans les objectif de la COP 21. Le TOP n’a pas vocation à accueillir le transit –> il ne me parait pas impossible d’interdire le transit au sein du TOP.

    Concentrons nos efforts et nos précieuses dépenses publiques sur des vrais projets d’amélioration à long terme.

    Cordialement
    P. Remy

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  • 21 mai 2017 at 11 h 22 min
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    Ce projet avait ete evoque par le ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha, en fevrier 2015. Selon une source du ministere, le projet est toujours d’actualite et devra debuter dans les prochains 24 mois.

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