Réactions des membres de l’UDI face aux attentats du 13 novembre à Paris

JEAN-CHRISTOPHE LAGARDE

Nous avons un devoir d’unité nationale

10 mois après les premiers attentats, notre Pays est à nouveau attaqué par les barbares de Daesh. Plus que jamais, nous avons le devoir de l’unité nationale contre ces tueurs sanguinaires qui veulent détruire nos familles, nos valeurs et notre démocratie.

Notre soutien aux familles et proches de victimes ainsi qu’aux forces de l’ordre doit être total, absolu et inconditionnel. Il faut qu’enfin la France et l’OTAN se décident à les combattre dans leurs sanctuaires pour les empêcher de nous attaquer chez nous! Je demande au Président de la République d’exiger une réunion d’urgence des pays de l’OTAN et qu’une stratégie commune et déterminée soit enfin arrêtée pour protéger notre civilisation, en éradiquant Daesh en Syrie et en Irak.


PHILIPPE VIGIER

Philippe Vigier exprime sa plus vive émotion face aux effroyables attentats survenus hier soir dans les rues de la capitale.

Ses premières pensées vont aux proches et aux familles des innombrables victimes et blessés.

Il réaffirme tout son soutien au gouvernement et aux forces de l’ordre et appelle à la solidarité nationale devant cette épreuve qui frappe à nouveau notre pays.

Le Président du groupe UDI souhaite que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ces attentats et demande la mise en place immédiate de nouvelles mesures pour renforcer la sécurité des Français et combattre le terrorisme sur les plans national et international.


 JEAN-MARIE BOCKEL

La nuit dernière les attentats terroristes perpétrés à Paris ont tué et blessé aveuglement des hommes et des femmes parce qu’ils étaient Français. C’est la France et les valeurs universelles qu’elle représente qui sont attaquées. Je pense tout d’abord aux victimes innocentes et à leurs familles.

J’apporte tout mon soutien aux forces de l’ordre et de sécurité et aux personnels soignants qui s’emploient à sauver des vies. Dans ces heures dramatiques, nous devons être unis derrière les autorités de L’Etat et faire bloc tous ensemble contre la barbarie aveugle et sanguinaire. L’unité nationale autour du chef de L’Etat, chef des armées, est nécessaire et les Français doivent se rassembler autour des valeurs qui sont attaquées. Nous devons être solidaires et mobilisés pour que la vie du pays continue et ne laisser aucun espoir aux terroristes de nous voir gagner par la peur. Dans de tels moments de son histoire, la France et les Français ont toujours su rester debout pour faire face.Je suis fier d’être Français et je n’ai pas peur. Ma détermination est sans faille.


STEPHANE DEMILLY 

Cette nuit, la France a vécu l’horreur dans sa capitale, dans des quartiers où la vie, la fête et la jeunesse s’épanouissent dans tout ce qu’il y a de plus beau et qui font la richesse de notre pays.

La France a été frappée au cœur, dans des lieux symboles de sa vitalité et de sa diversité culturelle et sociale.

Mes premières pensées vont aux victimes, à leurs familles et à leurs amis.

Dans de telles circonstances effroyables, les mots ont du mal à exprimer notre compassion, notre émotion, mais également notre gratitude envers les forces de sécurité et de soin.

Aujourd’hui, nous avons un devoir d’unité nationale et républicaine, un devoir de rassemblement et de recueillement pour affronter cette terrible épreuve.

Mais, tout en gardant notre sang-froid, nous avons aussi et surtout un devoir d’action et de coordination internationale pour anéantir ceux qui sèment la terreur et la mort.

Les amoureux de la vie doivent montrer qu’ils sont plus unis, plus organisés et plus forts que ces fous aussi dégénérés qu’endoctrinés !


HERVE MORIN

« Les événements dramatiques qui frappent notre pays me choquent autant qu’ils me bouleversent. Mes premières pensées vont aux trop nombreuses familles des victimes innocentes et aux blessés dont beaucoup sont entre la vie et la mort. La France est aujourd’hui meurtrie dans sa chair.

Je salue le courage et l’action exemplaire des forces de l’ordre, des militaires et de tous les services de secours qui sont mobilisés sans relâche depuis hier soir.

Dans de telles circonstances, nous avons besoin d’unité, tant nationale qu’européenne et internationale. Mais l’unité ne suffira pas à elle seule à gagner la guerre contre le terrorisme. La France, l’Europe et la Communauté internationale vont devoir prendre les décisions qui s’imposent dans la conduite des crises irakienne et syrienne, dans la lutte contre les filières djihadistes qui concernent de plus en plus de jeunes Français devenus des ennemis de la République et de la démocratie. Il faudra donc des inflexions politiques majeures dans le respect de nos principes républicains.

La France doit se donner tous les moyens pour anéantir la barbarie incarnée par l’Etat islamique qui combat notre civilisation. »


PHILIPPE FOLLIOT

« La France est en Guerre contre le terrorisme ! Les attaques, qui ont causé le décès de plus d’une centaine d’innocents à Paris hier soir sont ignominieuses. Les Français doivent leur répondre, avant tout, par une résilience exemplaire. La cohésion nationale et le consensus politique s’inscrivent aussi comme une évidence au même titre que le rejet des amalgames, du racisme, de l’extrémisme et de l’intolérance. Quand la barbarie menace nos valeurs et la sécurité de nos concitoyens, elle menace tout simplement la civilisation. Les querelles partisanes doivent s’effacer devant le devoir d’union nationale. Ce sont vers les familles des victimes et leurs proches que nos pensées doivent aller en priorité. Je veux saluer aussi le courage et le professionnalisme de nos forces de sécurité et de secours et de nos valeureux militaires, qui servent notre pays avec courage et abnégation. Mais, au-delà de notre dignité et de notre unité nationale, qui sont nos premières lignes de défense, il est désormais urgent de changer nos modes d’action et de faire évoluer de manière substantielle notre conception « culturelle » de la longue guerre que nos ennemis nous ont déclarée sans scrupules. La France a été massivement attaquée hier soir. Il convient donc maintenant de contre-attaquer. Il faut donc réagir à la « source » : c’est-à-dire là où se radicalisent, s’entrainent les apprentis terroristes. Le Président de la République l’a d’ailleurs souligné d’emblée, en indiquant que nous savions où se trouvaient ceux qui nous ont lâchement déclaré la guerre. Il nous faut désormais porter la guerre là où ils se trouvent. C’est donc un changement radical quant à l’engagement militaire qu’appellent les attaques terroristes d’hier soir. Cela signifie clairement que c’est en Syrie et en Irak que nous devons nous engager plus significativement, comme je l’ai indiqué lors du débat sur les frappes aériennes en Syrie, à l’Assemblée nationale, le 15 septembre dernier. Plusieurs de nos partenaires, dont l’Egypte, nous ont sollicités dans ce sens. Le Président AlSissi l’avait indiqué, du reste, à une délégation parlementaire que je présidais, il y a un peu plus d’un an. La Russie s’y est engagée depuis plusieurs semaines. Il n’est sans doute plus de mise de ne pas entendre ses appels… Au-delà, nous devons, avant tout, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, être le fer de lance d’une mobilisation internationale permettant de déboucher désormais sur le vote d’une résolution autorisant une opération au sol avec le concours des puissances de la région – Arabie Saoudite, Égypte, Iran, Turquie -, avec une participation active des États-Unis, aux côtés de la France et de l’Europe, sans oublier la Russie, dont la place légitime est au cœur du jeu international, pas à sa marge. Ces nations doivent se rencontrer pour définir – enfin – une stratégie « globale » et « convergente » pour éradiquer le terrorisme au Levant, qui est la source de celui dont nous avons été victimes hier et « avant-hier », comme à l’occasion de l’attaque qui avait ensanglanté Paris en janvier dernier. Le temps de la parole politique est passé, et les jours sont comptés : pour éliminer Daesh, il convient de mener une action déterminée là où ce mouvement est né, en Syrie. La réunion du Congrès que le Président de la République a appelé pour lundi devrait être l’occasion de cette indispensable « mise à plat » tant sur le plan stratégique que dans ses déclinaisons opérationnelles, car l’on constate que l’Opération Sentinelle ne saurait suffire dans ce combat contre les terroristes. Les Centristes seront se montrer dignes, solidaires mais seront aussi être fermes face à cette barbarie, quand il s’agira « d’infléchir » notre politique étrangère dans la région comme pour continuer à demander plus de moyens pour notre Défense compte tenu du contexte et des enjeux. Soyons davantage réaliste dans nos choix d’alliance et de modalités d’action pour lutter plus efficacement contre ce fléau que constitue Daesh et ses alliés (Al Qaeda et le Front Al-Nostra…). Il en va désormais de la protection des françaises et des français. Il nous faut agir dès aujourd’hui afin de nous préparer contre de prochaines attaques, que la revendication par Daesh, laisse hélas entrevoir. Lors du débat mi-septembre, j’indiquais déjà « qu’entre deux maux, il faut avoir le courage de choisir le moindre. Si dans l’indicible horreur, Daesh et le régime syrien se valent, force est de constater que l’un nous fait la guerre et l’autre pas : il est urgent d’en tirer les conséquences ». Ceci est plus que jamais d’actualité comme en son temps Roosevelt, Churchill et De Gaulle s’étaient entendus avec Staline pour éradiquer le Nazisme ! »

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