Rythmes scolaires 2018 : poursuivons jusqu’au bout avec un esprit de concertation et d’échange

En juillet dernier, les élus UDI et apparentés avaient demandé, en Conseil municipal de la Ville de Lyon,  qu’une large concertation sur l’avenir des rythmes scolaires soit mise en place. Avec pour volonté d’associer les parents, les enseignants et les animateurs au processus décisionnel, afin de choisir la formule la plus bénéfique sur la base de trois critères : l’apprentissage, l’équilibre de vie des petits Lyonnais et l’organisation des familles. Cette concertation s’est terminée le 15 décembre dernier.

 

2 propositions d’organisation des temps de l’enfant

Le 9 janvier, le Maire de Lyon à présenté 2 propositions d’organisation des temps de l’enfant : 

  • un premier scénario conservant la semaine actuelle avec 8 demi-journées réparties sur 4 jours 1/2, 5 matinées d’apprentissages de 3h et la conservation du temps périscolaire sur le vendredi après-midi (VAM).
  • un second scénario revenant à la semaine de 4 jours.

Quelques nouveautés communes aux deux scénarii : la garderie du matin à partir de 7h50 pour toutes les écoles, l’allongement de la pause méridienne d’1/4 d’heure, ainsi que l’ouverture et la tarification des accueils de loisirs le soir jusqu’à 18h30.

La municipalité a donc choisi de rester sur un schéma connu ayant déjà été expérimenté à Lyon. Des propositions que les acteurs éducatifs connaissent bien et qui laissent les familles et les enseignants perplexes. 

Faire entendre la voix des familles et des enseignants

A ce stade de la concertation, le groupe UDI et apparentés tenait à faire entendre la voix des familles, des parents et des enseignants au sein du Conseil municipal :

  1. Les deux scenarii s’inscrivent dans la voie dérogatoire de 8 demi-journées.  De nombreux parents et enseignants regrettent qu’aucune proposition n’ait fait le choix de 9 demi-journées travaillées comme l’impose normalement la loi. De nombreux parents défendent une meilleure répartition des temps scolaires en permettant d’alléger et de maximiser le repos de l’enfant indispensable à son apprentissage. Lorsque l’on sait que les élèves français passent 200h de plus, mais 21 jours en moins à l’école, par rapport à la moyenne des autres pays occidentaux, nous sommes en droit de nous inquiéter pour leur santé. Cette extrême concentration du temps est inadaptée et préjudiciable aux apprentissages. Elle est source de fatigue et de difficultés scolaires. À la rentrée 2018, un élève lyonnais pourra passer à l’école, avec les temps périscolaires, jusqu’à 10h40 par jour soit un peu moins de 52h par semaine. C’est beaucoup trop. On est très loin des 35h par semaine que leurs parents sont supposés faire. On sait aujourd’hui qu’il faut au contraire offrir de véritable temps de liberté et de repos à l’enfant.
  2. De nombreux parents et enseignants regrettent l’absence d’une solution différenciés pour les primaires et les maternelles. En effet, le maintien des 5 matinées travaillées d’une durée de 3h est un véritable atout pour les élèves de primaires. Avec plus de 60% du temps scolaire concentré sur ces matinées, l’expérience de terrain a démontré que ces sessions matinales d’apprentissage permettent une véritable activité d’enseignement à des moments où la faculté de concentration des élèves élémentaires est la plus grande.  Un rythme qui est difficile à suivre pour les maternelles ayant, à cet âge, un besoin plus important de régularité tout au long de la semaine. Le scénario à 4 jours devrait être adapté de ce fait au plus jeune.
  3. L’offre d’accueil s’étoffe, ce qui était une vraie demande des parents. Cependant, la suppression des Mercredis de Lyon dans le scénario à 4 jours a laissé plus d’un parent pantois. De même, la modification de l’heure de fin du premier temps de garderie qui passe de 17h45 aujourd’hui à 17h30 demain est lourde de conséquences. En effet, pour les enfants, avec une sortie à 16h45 et un temps de gouter d’1/4 d’heure, le temps consacré à l’étude à proprement dite, ne sera plus que de 30 min. L’étude est reconnu par tous comme indispensable notamment pour les enfants les plus en difficulté. Quant aux parents, en quête de stabilité, cette nouvelle contrainte pourrait avoir pour conséquence de faire augmenter le temps de présence de leurs à l’école de ¾ heure. Une perspective qui pose une vraie question de bien-être pour ces derniers.

Autant d’interrogations qui animent actuellement les débats au sein des conseils d’école. En effet, ces derniers votent depuis le 17 janvier et jusqu’au 6 février afin de choisir entre les deux scénarii. Les premiers votes ont montré une certaine déception des parents comme des enseignants à l’égard des propositions faites par la municipalité. Certains conseils d’école ont même proposé des motions et des scénarii alternatifs.

 

Les élus UDI et apparentés souhaitent que les conseils d’école puissent être véritablement écoutés. Il faut aller jusqu’au bout du processus de concertation qui ne se termine pas à la présentation des propositions de la municipalité. Il faut écouter les parents et les enseignants afin que des ajustements  et un équilibre puissent être trouvés. Ce sujet est bien trop important.


*Article issus de l’intervention de Denis Broliquier en conseil municipal du 29 janvier 2018

Site du groupe UDI et Apparentés de la Ville de Lyon

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