[Tribune Libre] Débat d’orientations budgétaires et les politiques Contra-cycliques par Vincent Lièvre

Les débats d’orientations budgétaires approchent, il est donc nécessaire en tant que militant de vous interpellez sur un thème qui me tient à cœur et qui préoccupe bon nombre de français : l’économie et les finances.

L’économie suit des cycles. En période de croissance, la demande augmente grâce à la hausse des salaires et à la plus grande facilité d’obtention d’un prêt. Ses prêts étant de l’argent neuf dans le système, cela augmente la masse monétaire en circulation et engrange un processus d’augmentation des prix : l’inflation. L’inflation fonctionne sur l’économie comme la pression sur la carlingue d’un avion, elle enclenche un processus de ralentissement. Baisse du pouvoir d’achat, dépréciation de l’épargne, perte de compétitivité à l’international, moindre efficacité de la commande publique en sont ces corollaires.

Le processus de retournement du cycle est inévitable, car tout particulièrement, de nos jours la croissance est artificielle uniquement basé sur la création monétaire, lié à une intervention publique au travers des banques centrales, soit le facteur principal de l’inflation.

Afin de gagner du temps et de préparer la récession, il nous faut ne pas manger le plat chaud avec même qu’il ne soit servit. C’est ainsi que les politiques budgétaires Contra-cycliques prennent toutes leurs senses.
Les politiques contra-cyclique sont des politiques qui vont à l’encontre du cycle. Ainsi, en période de croissance il faut avoir des budgets de rigueur en excédent et en période de récessions il faut un budget de relance en déficit.

Pourquoi cela ? Tout simplement car les périodes de croissance sont marquées par une hausse de la masse monétaire dû à la hausse des emprunts contracté et les périodes de récessions sont marquées par une baisse de la masse monétaire en circulation dû à une concentration au désendettement ou alors à l’évaporation de valeur boursière par exemple suite à l’explosion d’une bulle.

Pour faire simple, l’excédent monétaire doit être compensé par un excédent budgétaires, ce qui sort du système le dit excédent monétaire et inversement dans l’autre situation.

Les années 2018 et 2019 sont annoncés comme étant le plafond du cycle et c’est à ce moment là que les politiques budgétaires doivent être mise en œuvre intelligemment.

Concrètement, les élus devraient selon mon avis soutenir et proposer des budgets à l’équilibre pour ceux connaissant les pires contraintes politiques. Le simple budget à l’équilibre permet le remboursement des emprunts ce qui au moment du retournement permettra de débloquer des fonds. Pour les élus les mieux “assis”, l’idéal est un budget en excédent, pour à la fois rembourser les emprunts en cours mais aussi constitué un fond de dépense conjoncturelle à mobiliser en double action avec des emprunts le moment venu. Dans tous les cas, il faut essayer de restructurer la dette avec une maturité à 3 ans pour que pendant le processus de moindre croissance la dette des villes tendent vers zéros et permettent de mener des politiques de relances avec des finances assainies le moment venu.

En conclusion, nous entrons dans une période où nous devons prendre nos responsabilités, vos responsabilités, celles de préparer le monde de demain en ne laissant plus des montagnes de dettes aux générations futures et particulièrement la mienne, mais plutôt un héritage qui seul reconnaîtra votre action et vos combats passé.

Par Vincent Lièvre

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